Être sur Tinder déprime les femmes (et encore plus les hommes)

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C'était grisant.

Une appli de rencontre pour dépressifs

Lorsqu'elle découvre Tinder, son penchant pour la drague sur Internet se transforme depression site de rencontre vraie dépendance. Rencontre avec une accro depression site de rencontre tente de décrocher.

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Je me souviens m'être inscrite pour la première fois sur Meetic enà tout juste 20 ans. J'ai dû parler deux fois avec un homme qui s'est avéré avoir le double de mon âge. Très rapidement, j'ai donc essayé Adopte un mec.

Dans ma démarche, il y avait une part de désoeuvrement mais surtout beaucoup de curiosité et une envie de me faire draguer, de me sentir valorisée.

Rencontres sur internet : elles auraient dû se méfier ! - Ça commence aujourd'hui

C'était distrayant mais purement virtuel. Je n'ai jamais sauté le pas de la rencontre.

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Une découverte grisante Après la rupture, je me suis presque immédiatement rencontre celibataire reunion sur Tinder.

J'avais envie de passer très rapidement à autre chose, de sentir que je pouvais encore plaire. J'ai très vite accroché.

Attention aux addictions

Tout était facile, immédiat. Après quelques semaines de chat, j'ai accepté de prendre un verre avec Adrien. Plutôt drôle et spirituel sur l'application, il s'est révélé en réalité assez mal à l'aise. Après notre verre, il a disparu sans aucune explication.

Cette déception a été de courte durée. Je m'abonne Rapidement, j'ai passé mes journées sur Tinder. Tous les jours, je recevais au moins un texto de l'un d'entre eux. Je ne me sentais jamais seule, jamais en position d'échec. Je les voyais au gré de mes envies et de mes disponibilités. J'ai couché avec certains, pas avec d'autres, sans jamais culpabiliser.

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Je bannissais les formules toutes faites et impersonnelles, les "coucou, ca va? J'étais devenue imbattable pour repérer les failles de mes prétendants. Il y a par exemple eu Aymeric, un type condescendant, qui n'assumait tellement pas de s'être inscrit sur Tinder qu'il en était devenu odieux.

En ce moment

Il m'a proposé plusieurs fois des rendez-vous qu'il annulait au dernier moment sans explication. Il y a aussi eu Antoine. Lui cherchait à tout prix à se caser. Inquiet de voir ses amis se marier, il m'a fait subir un interrogatoire en règle histoire de "ne pas perdre son temps". Pourtant, ces techniques élaborées ne me donnaient qu'une satisfaction relative. Sur Tinder, on a une vision très superficielle de l'autre. Il n'y a pas de place pour les reliefs de la personnalité.

Il faut trier, éliminer, sélectionner drastiquement. On passe son temps à se dire "il ne faut surtout pas que je rate le bon". Pour remédier à ce problème, j'en étais venue à m'acheter un calendrier spécial Tinder, pour caler mes rendez-vous, savoir à qui répondre, à qui il devenait urgent de parler.

C'était une véritable phase d'industrialisation.

Être sur Tinder déprime les femmes (et encore plus les hommes)

J'y passais cherche femme algerien kabyle moins trois heures par jour: une heure de tri parmi les différents profils, une heure de conversation avec plusieurs types en même temps et une heure de conversation suivie avec le plus intéressant.

Je triais sur des depression site de rencontre préconçus et adaptés au virtuel mais qui ne depression site de rencontre pas forcément de sens dans la vraie vie. On peut être drôle, ouvert, intelligent sur Tinder et franchement ennuyeux en réalité.

L'inverse est également vrai. La complicité sur Internet ne veut pas dire que cela va forcément marcher une fois en tête à tête. L'alchimie, ça ne s'explique pas. Il ne faut pas oublier que derrière l'écran du téléphone il y a de la chair et un coeur qui bat. On est face à une vraie personne qui elle aussi a des attentes, des exigences et Il n'y a rien de réconfortant, de doux ou d'empathique là-dedans.

Avec le temps, je suis devenue complètement cynique. Deux fois, on m'a proposé d'aller simplement me promener après un verre. J'ai repoussé sans états d'âme ces propositions trop mièvres pour moi. J'avais besoin de sensations fortes, de sortir jusqu'à cinq heures du matin. Un véritable "supermarché de la drague" Le rythme auquel je m'astreignais était épuisant.

Je réalise que j'aurais pu rencontrer quelqu'un autrement mais j'avais, à l'époque, besoin de segmenter, de tout contrôler. Avant, j'avais tendance à tout mélanger, ma vie sentimentalemes amismon travail.

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Avec Tinder, ma vie était plus équilibrée. J'avais toujours un rendez-vous prévu. Malgré le côté "supermarché de la drague", certaines personnes semblaient vraiment valoir le coup. Quand j'acceptais de voir quelqu'un, c'est qu'il correspondait déjà à un grand nombre de mes critères. Je surinvestissais donc chaque rencontre.

  • Tinder nous fait nous sentir moche, nul, et surtout plus moche et plus nul que les autres.
  • Au début, c'est vraiment réconfortant.

Véritable palliatif, l'application a fini par agir sur moi comme une drogue puissante. Faire un tour dessus permet immédiatement de se sentir bien. C'est comme un shoot de confiance en soi. Par contre, sur le long terme, cela fait du mal.

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Il faut toujours y passer plus de temps, augmenter les doses. Tinder déçoit en permanence mais on y retourne toujours.

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On est dans une ambivalence absolue : on cherche l'amour tout en enchaînant les relations sans lendemain. Pourquoi me cantonner à Tinder? Par peur? Le désoeuvrement et la déprime s'installaient un peu plus à chaque échec. Je désespérais en pensant qu'il allait falloir TOUT recommencer: discuter, être drôle, s'ajouter sur Facebook puis sur Whatsapp.

À chaque fois, j'avais l'impression de jouer à l'Euromillion avec l'espoir de gagner mais évidement le bon numéro ne sortait jamais. En même temps, je n'aurais même pas su dire ce que je cherchais réellement. Je n'en avais aucune idée. J'aurais dit des aventures. Un entre-deux, entre vraie relation, flirt sans conséquence et histoires d'un soir.

"J'ai l’impression d’être moins seule"

Plus je faisais des efforts et plus tout était monotone et sans saveur. Pour la première fois, j'ai carrément retiré l'application de mon téléphone. Après une série de rendez-vous ratés ces dernières semaines, je suis aujourd'hui écoeurée de Tinder. Pourtant, je refuse aussi de noircir le tableau. Si je fais le bilan, je n'y ai eu que peu de grosses déceptions.

Même si je n'ai pas rencontré le grand amour, je pars du principe que les gens ont toujours quelque chose à m'apprendre. Avec certains, j'ai passé des soirées très drôles, avec d'autres j'ai eu des aventures épanouissantes sexuellement ou des discussions vraiment intéressantes. Ce ne sont pas les hommes présents sur Tinder qui m'ont déprimée, c'est la dynamique de l'application, ce trop-plein, ce raz-de-marée de possibilités. Pourtant, je ne peux pas jurer que je n'y retournerai jamais.

C'est la solution de facilité par excellence.